La découverte de l'empreinte digitale, le début de la biométrie

19.06 2019
Photo La découverte de l'empreinte digitale, le début de la biométrie

La découverte de l'empreinte digitale, le début de la biométrie sont propres à chaque individu et sont utilisées par les forces de l'ordre pour identifier les criminels. Il s'agit des empreintes digitales. Mais comment elles ont été découvertes ?

Les premières découvertes des dermatoglyphes

Les empreintes digitales sont la marque sur un objet touché par une personne. On les appelle également dermatoglyphes. Les caractéristiques des empreintes digitales sont différentes pour chaque individu, même pour des jumeaux. Si la police criminelle a surtout commencé à se servir des empreintes digitales à partir du XIXe siècle, sachez qu'elles ont déjà été utilisées bien avant cette époque.

En effet, les historiens ont découvert que les premières formes d'utilisation des empreintes digitales dataient de -3000 av. J.-C. dans les échanges commerciaux des Babyloniens. Les mêmes formes d'utilisation ont été découvertes en Chine vers le VIIe siècle. Mais les premières recherches connues sur les empreintes digitales ont eu lieu à partir du XVIIe siècle. Ainsi, la découverte de la couche basale de l'épiderme est attribuée à Marcello Malpighi à cette époque.

Le premier qui a fait la description des dermatoglyphes a été Nehemiah Grew, dont les recherches ont été poursuivies par Jan Evangelista Purkinje au XIXe siècle. Le premier scientifique qui a établi que les empreintes digitales sont propres à chaque individu fut Francis Galton. Mais celui qui a réellement démontré l'unicité des dermatoglyphes a été l'officier britannique William James Herschel.

Les premiers pas dans la criminologie

C'est à partir du XIXe siècle que les criminologues se sont réellement penchés sur les empreintes digitales. C'est le cas pour Alphonse Bertillon, un criminologue et grande figure de la biométrie. C'est lui qui a mis au point le système Bertillon, une technique qui combine la photographie de face et de profil et l'analyse biométrique.

Cette technique a été utilisée en France jusqu'en 1970. Par ailleurs, ce criminologue a eu recours à la méthode des empreintes digitales pour arrêter Henri-Léon Scheffer en 1902. Quand plus tard, il a été démontré que ce système présentait des limites (des changements morphologiques comme la chirurgie et le système était induit en erreur), seule la méthode des empreintes digitales fut conservée.

La biométrie de nos jours

Aujourd'hui, outre les empreintes digitales, la biométrie utilise plusieurs mesures :

  • Physiologiques : empreintes rétiniennes et digitales, morphologie du visage, de la main ou des doigts.
  • Biologiques : ADN, urine, sang, salive, odeur.
  • Comportementales : voix, façon de marcher, façon de signer

Ce sont les mesures physiologiques les plus utilisées du fait de leur stabilité. Mais pour une identification plus poussée, les professionnels ont recours aux mesures biologiques. Il est à noter que l'utilisation des mesures biologiques requiert des technologies plus coûteuses, mais plus performantes. Les empreintes digitales sont encore largement utilisées dans plusieurs domaines. Elles servent à rechercher des criminels, elles sont aussi apposées sur les documents propres à un individu, comme un passeport, afin de mieux l'identifier.

Parmi les sociétés qui s'appuient sur la biométrie pour créer des documents d'identification d'une personne, il y a Semlex, une société qui a été créée par Albert Karaziwan.